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Allocations familiales : une hausse historique au service des salariés ivoiriens !

  • Photo du rédacteur: Daoula
    Daoula
  • 28 août
  • 3 min de lecture

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Chers abonnés, Chers lecteurs,


L’année 2025 restera gravée dans la mémoire des travailleurs du secteur privé ivoirien, notamment ceux d’entre eux qui bénéficient des allocations familiales versées par la Caisse Nationale de Prévoyance Social (CNPS).


En effet, au cours de cette année, le dispositif des allocations familiales a connu une évolution significative.

Le montant de cette aide octroyée au salarié(e) pour le/la soutenir dans l'éducation et l'entretien de son/ses enfant(s) est passée de 5.000 F CFA /enfant/mois à 7.500 F CFA /enfant/mois, soit une progression de 50%.


Il est également important de souligner que la date d’effet de cette évolution ayant été fixée au 1er janvier 2024, un rappel des quatre (4) trimestres de l’année 2024 a été payé aux allocataires en cette année 2025.


Si donc les allocations familiales sont une aide accordée par la CNPS à ses assurés sociaux (travailleurs du secteur privé ivoirien), qu’est-ce qui pourrait expliquer le manque d’intérêt d’une partie des salariés potentiellement susceptibles d’en bénéficier ? Quelles sont les conditions à remplir pour en bénéficier ?


Du manque d’engouement des salariés

Plusieurs raisons pourraient expliquer ce qui peut s’apparenter à un manque d’engouement ou d’intérêt d’une frange des travailleurs du secteur privé ivoirien pour les allocations familiales. Mais nous en retiendrons essentiellement trois (3) :


1. La clause du mariage civil


Bien que vivant en couple et ayant des enfants, nombreux sont les travailleurs ivoiriens qui ne légalisent leur union qu’au soir de leur carrière professionnelle, c’est-à-dire très peu de temps avant de faire valoir leur droit à la retraite.

Pour bon nombre d’entre eux, le mariage coutumier et/ou le mariage religieux sont les plus importants et devraient suffire. Mais ce n’est pas l’opinion du législateur ivoirien qui ne reconnaît que le mariage célébré par un officier d’Etat-civil.

Au regard des usages locaux, ne serait-il pas temps de faire évoluer le code civil ivoirien pour accorder une légitimité au mariage célébré selon nos traditions africaines ou conférer le statut d’officier d’Etat-civil aux autorités coutumières ? (D’autant plus que les rois et chefs traditionnels reçoivent désormais un arrêté de nomination signé par les représentants de l’Etat).

Devra suivre par la suite, une actualisation du code de prévoyance sociale qui date de 1999.


2. La faiblesse des montants précédemment versés


D’un montant de 1.250 FCFA / enfant / mois par le passé, les allocations familiales sont passées à 2.500 FCFA / enfant / mois en 2014, puis à 5.000 FCFA / enfant / mois en 2016.

Depuis la revalorisation de 2016 qui a fait passer le montant des allocations familiales de 2.500 FCFA à 5.000 FCFA, le nombre d’enfants bénéficiaires des allocations familiales est sans cesse en croissance.

A titre d’exemple, de 2018 à 2021, le nombre d’enfants bénéficiaires s’est accru de 29%, alors que le nombre de salariés ayant au moins un enfant bénéficiaire s’est accru de 20%.

Avec la revalorisation de 2024 qui fixe désormais le montant des allocations familiales à 7.500 FCFA / enfant / mois, il est quasiment certain que le nombre d’enfants bénéficiaires va croitre davantage.


3. Les documents à fournir


Lorsque vous présentez la liste des pièces à fournir pour bénéficier des allocations familiales à un salarié (liste disponible sur le site de la CNPS), dans 2 cas sur 3, celui-ci trouvera la liste trop longue. En effet, il s’agit d’une liste exhaustive qui énumère les pièces pour tous les cas de figure qui pourraient se présenter. A la vérité, la constitution du dossier s’avère beaucoup plus aisée.

Par ailleurs, avec la digitalisation de ses services et la sécurisation du fichier de l’Etat-civil ivoirien, la CNPS devrait songer à simplifier davantage la procédure de constitution du dossier d’allocation familiale afin que cette prestation joue véritablement son rôle, c’est-à-dire apporter une aide aux salariés.


Conditions à remplir pour bénéficier des allocations familiales


· Être travailleur salarié ivoirien ou étranger ;

· Justifier d’au moins 3 mois de travail consécutifs chez un ou plusieurs employeurs du secteur privé ivoirien ;


· Résider sur le territoire ivoirien (allocataire et enfants) ;

· Être légalement marié (N.B : La femme salariée, célibataire ou divorcée, devra justifier d’une délégation d’autorité parentale) ;

· Avoir un ou des enfants à charge, âgés de plus d’1 an et de 21 ans maximum (s’ils sont scolarisés).


A retenir :


Les allocations familiales sont octroyées au travailleur pour chacun des enfants à sa charge, âgé de plus d’un (1) an et de moins de quatorze (14) ans.

Toutefois, la limite d’âge est portée à :

- 18 ans pour l’enfant placé en apprentissage ;

- 21 ans s’il poursuit ses études ou si, par suite d’infirmité ou de maladie, il ne peut exercer un travail rémunéré.


Pour en savoir davantage :


- Visitez le site internet de la CNPS www.cnps.ci

- Consultez votre espace « Assuré social » sur le site e.cnps.ci

- Contactez le service social (ou le responsable RH) de votre entreprise.


L'équipe de Cacao_RH Média.

 
 
 

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